Site à enjeux : s’approprier et réinventer l’espace, pour un territoire attractif

Depuis une trentaine d’années, les friches qu’elles soient militaires, industrielles, agricoles ou encore hospitalières, font partie du paysage toulois.

Elles constituent des espaces à investir et offrent de véritables opportunités en terme d’aménagement du territoire.


L’Espace du Génie à Ecrouves, naissance d’une zone diversifiée

En janvier 2001, la communauté de communes devenait propriétaire de l’ensemble des ex-sites militaires (casernes Thouvenot – Bautzen et polygone d’instruction du 15ème Régiment du Génie de l’Air créé en avril 1923), soit près de 50 hectares situés sur le flanc ouest de l’agglomération touloise.

Certains bâtiments trop vétustes ont été démolis, d’autres conservés, notamment pour accueillir le siège de la CC et ses services techniques, dès l’été 2004, premiers pas de la reconquête du site.

Le projet d’aménagement de cet espace prévoit 3 parties, l’une consacrée aux équipements publics, une deuxième qui concerne l’habitat et la troisième dédiée à l’activité économique et à l’artisanat, le tout dans une logique de développement durable.

Un nouveau quartier d’habitation a ainsi vu le jour, suivi du centre aquatique Ovive, sorti de terre en 2011, ainsi que la chaufferie bois et le réseau de chaleur qui alimentent aujourd’hui l’ensemble du secteur.

Fin 2012, les premiers bâtiments tertiaires ont fait leur apparition, suivis de l’aménagement d’un éco-parc artisanal dédiés aux artisans, inauguré en juillet 2013.

En 2015, un sentier pédagogique a été installé sur le site, à destination des jeunes générations pour les sensibiliser à l’environnement et à la préservation des ressources.

Aujourd’hui, la Maison du Département prend place au sein de l’ancien bâtiment 001, situé en plein cœur de cet espace, sur l’ancienne Place d’Armes, entièrement réhabilité et rénové, ainsi qu’une pépinière d’entreprises et un centre d’affaires.

L’ancien site Kléber devenu « espace K », une longue métamorphose réussie

Le 3 octobre 2007, le groupe Michelin annonce l’arrêt de la production de pneumatiques tourisme et la fermeture du site Kléber de Toul. Le site est alors le premier employeur de la communauté de communes, l’usine occupe 35 ha sur le pôle industriel Toul Europe. Michelin est propriétaire du terrain et de l’ensemble des bâtiments (environ 10 ha de bâti).

L’entreprise est alors soumise à deux obligations : la mise en place d’un plan de sauvegarde de l’emploi (reclassement des salariés) et la mise en œuvre de mesures de revitalisation économique du bassin (dans le cadre d’une convention de revitalisation signée avec l’Etat, sur une durée de 3 ans).

La communauté de communes s’engage dans l’ensemble de ce dispositif, nouveau pour elle, et elle s’assure du respect des engagements de Michelin.

En parallèle, le pôle industriel accuse un vieillissement de ses infrastructures et une offre limitée en terrains et bâtiments, qui ne permettent plus d’offrir aux acteurs économiques des conditions d’accueil correctes et qui nécessitent une intervention de la communauté de communes, soutenue par l’Etat, la Région et le Conseil Départemental.

Une modernisation du pôle est ainsi engagée en 2009, elle s’articule autour d’un vaste programme de requalification des voiries et des réseaux.

Investir pour l’avenir

Dans le but d’impulser une nouvelle dynamique sur le pôle, la CC du Toulois s’associe à l’EPFL (Etablissement Public foncier de Lorraine) pour étudier la faisabilité de la reconversion du site Kléber. Ainsi, en mai 2013, la communauté de communes acquière l’ancien site Kléber, afin d’assurer par ses propres moyens et ceux de ses partenaires sa reconversion et sa revitalisation.

Le programme d’aménagement de la CCT s’appuie sur des contacts avec les entreprises déjà installées et d’autres qui envisagent leur implantation. L’opération de reconversion est envisagée sur 10 ans.

Les investissements portent sur la création de réseaux, notamment de voirie et sur l’adaptation des bâtiments pour l’accueil de plusieurs entreprises. Ils permettront la vente de terrains et bâtiments, ou leur location, concourant à l’équilibre financier du programme.

La grande halle industrielle sera également découpée en plusieurs morceaux pour proposer des bâtiments de taille différente et au passage modifier la physionomie du site.

Des vocations identifiées

Le projet de reconversion permet de recommercialiser différents types de biens pour différentes
vocations :

  • un pôle mixte artisanat et services : vente de terrains pour l’accueil d’entreprises de production et de services
  • un pôle tertiaire (bureaux) : offre de bâtiments pour l’accueil de formation, recherche et développement, services aux entreprises, services publics, espaces mutualisés …
  • un pôle industriel avec une partie dédiée au recyclage – second cycle de vie des produits

Construire un territoire pionnier

Dès le démarrage de la reconversion, une attention particulière est portée sur le secteur de l’économie circulaire pour créer à partir de Toul une concentration d’activités économiques sur les métiers du recyclage et de la seconde vie des produits. Au-delà des quelques implantations industrielles, les entreprises développement des démarches collaboratives portées par l’entreprise Envie 2E Lorraine et soutenues par les acteurs locaux, la Région et l’Ademe.

Aujourd’hui, 4 ans après que la CC soit devenue propriétaire des lieux, après la création d’une ZAC, une étude d’impact, et 5 millions d’euros investis, l’ancien site Kléber laisse place à un espace attractif, dont 50% des espaces bâtis sont d’ores et déjà loués ou commercialisés.

Les Côtes de Toul, 300 ha de friches et un terroir à reconquérir

Les paysages viticoles du Toulois constituent un véritable attrait touristique, qu’il convient de préserver et de mettre en valeur. Ainsi, en 2011, aux côtés de partenaires, comme l’Organisme de Défense des Côtes de Toul et avec la CC de Colombey, la CC2T a lancé un projet de valorisation et développement de l’activité viticole baptisé Côte à côte – vignoble 2020.

La zone AOC du Toulois a ainsi fait l’objet d’un état des lieux détaillé sur les 8 communes qui la composent : Bulligny, Blénod-lès-Toul, Mont-le-Vignoble, Charmes­la-Côte, Domgermain, Pagney-derrière-Barine, Bruley et Lucey. Un second diagnostic, foncier, de ces communes a également été réalisé.

Cette démarche vise à dynamiser le territoire à travers son activité viticole, en valorisant des savoir-faire et une production locale. Elle souhaite notamment conforter les viticulteurs en place et à soutenir les nouvelles installations (viticoles et arboricoles).

D’un point de vue foncier, il s’agit de maîtriser cet espace classé. Sur un potentiel total de 600 ha, 354 étaient inexploités, représentant plus de 6800 parcelles pour 1700 propriétaires.

Après plusieurs mois de travail, en février 2014, un programme de mobilité foncière est engagé pour 3 ans. Il prévoit de 40 à 50 ha disponibles à la vente, en réponse aux besoins identifiés. En amont de leur vente, les parcelles ont fait l’objet d’un réaménagement porté par les communautés de communes partenaires. La mission est confiée à la SAFER Lorraine (Société d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural).

Un groupement foncier agricole est créé en 2015, permettant aux particuliers de se porter acquéreurs de parcelles.

Début 2016, 2 nouveaux viticulteurs bio s’installent et partagent quelques 5,52 ha de zone AOC.

Ancien hôpital Jeanne d’Arc à Dommartin-lès-Toul, une reconquête amorcée

L’ancien hôpital de l’Armée américaine situé à Dommartin-lès-Toul, construit entre 1953 et 1960, faisait partie du patrimoine du Centre Hospitalier Régional de Nan­cy depuis 1969. Ouvert aux malades en 1970, en principe seulement pour quelques années et en vue de permettre la restructuration de l’ensemble hospi­talier nancéien, il a été fermé en 2011.

La fermeture de Jeanne d’Arc a été an­noncée en décembre 2006 et dès lors, la communauté de communes s’est inquiétée du devenir du site et des bâti­ments.

Le Centre Hospitalier Universi­taire, espérant combler en partie son déficit, était alors vendeur. En 2012, une étude et un diagnostic réalisés par l’EPFL (Etablissement Public Foncier de Lorraine) mettaient à jour un coût de dé­pollution et de démolition très élevé : + de 4 millions d’euros à envisager après acquisition.

Un projet trop onéreux pour être porté seul par la collectivité et qui explique que le site soit resté encore quelques années la proprié­té du CHU.

A l’initiative du Député Do­minique Potier et de Philippe Mahé, nou­veau Préfet de Meurthe et Moselle tout juste installé, le dossier a connu un nou­veau tournant à l’été 2015.

L’actualité de l’EPFL (Eta­blissement Public Foncier de Lorraine) qui dispose alors de fonds spécifiques pour entreprendre la réhabilitation de friches hospitalières, permet d’envi­sager la reconversion du site de façon solide, avec l’opportunité d’une prise en charge à 100% des frais de dépollution et de déconstruction.

En parallèle, après plusieurs années de gardiennage du site qui lui coûte très cher, le Centre Hospitalier Régional de Nancy est prêt à vendre celui-ci à l’euro symbolique.

C’est dans cette conjoncture favorable, que les élus de l’intercommunalité ont décidé en dé­cembre 2016, d’engager une action de reconversion sur la friche hospi­talière Jeanne d’Arc à Dommartin-lès-Toul.

Le projet mené avec l’EPFL va per­mettre à la CC2T d’acquérir le site de 17 ha et de le « nettoyer» pour en faire une réserve foncière dans l’optique de futurs projets de développement.

Par ailleurs, en février 2017, dans le cadre d’un plan national d’implantation de nouvelles maisons d’arrêt et suite à la proposition de l’ensemble des élus du territoire, le site Jeanne d’Arc a été retenu par le ministère de la Justice pour accueillir un nouvel établissement pénitentiaire.

Une maison d’arrêt de 600 places prendra place après destruction de l’ancien hôpital. En 2017 et 2018, l’Etablissement Public Foncier de Lorraine va mener les opérations de désamiantage et de déconstruction. Ce sont près de 250 emplois qui devraient voir le jour sur le territoire.

 

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